Le climat politique congolais connaît une nouvelle secousse. Nathanaël Onokomba, président du mouvement citoyen Le Congo Qui Inspire, a été transféré ce mardi 13 janvier 2026 à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, après plusieurs jours de détention dans des conditions encore floues.
Arrêté le 5 janvier à la suite d’une conférence publique tenue à la salle Paquebot, Onokomba n’a, à ce jour, fait l’objet d’aucune communication officielle de la part des autorités judiciaires sur les raisons précises de son interpellation.
Dans un communiqué publié dans la foulée, Le Congo Qui Inspire dénonce ce qu’il considère comme un « enlèvement politique » et une « atteinte grave à la liberté d’expression ». Le mouvement accuse le pouvoir en place de vouloir réduire au silence les voix citoyennes critiques et affirme que cet acte s’inscrit dans une logique plus large de répression contre les opposants et leaders d’opinion.
« Il s’agit d’une tentative manifeste d’intimidation. Nathanaël Onokomba paye aujourd’hui le prix de son engagement en faveur d’un Congo transparent, inclusif et démocratique », a déclaré un porte-parole du mouvement.
L’affaire Onokomba intervient dans un contexte de tension politique croissante, marqué par des arrestations jugées arbitraires visant également des figures de l’opposition, telles que Ramazani Shadary et Dunia Kilanga, cadres du PPRD. Une dynamique qui inquiète plusieurs organisations de la société civile.
Face à cette situation, Le Congo Qui Inspire appelle à la mobilisation citoyenne et exige la libération immédiate de son leader. Le mouvement interpelle également les partenaires internationaux de la RDC sur les risques que fait peser cette dérive sur les acquis démocratiques du pays.
L’incarcération de Nathanaël Onokomba à la prison militaire de Ndolo, lieu symbolique souvent associé à des détentions sensibles, soulève des interrogations sur la nature exacte des charges retenues contre lui et sur le respect de ses droits fondamentaux.
