Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a réagi à la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo à la suite des explosions enregistrées le 11 mars 2026 dans la ville de Goma.
Dans un message publié sur son compte officiel, le porte-parole du gouvernement a dénoncé ce qu’il qualifie de méthodes bien connues du Rwanda et du Mouvement du 23 mars, accusés par Kinshasa d’être à l’origine de l’instabilité persistante dans cette partie du pays.
« Nous connaissons très bien les méthodes du père, le Rwanda, et du fils, le M23 », a déclaré Patrick Muyaya.
Dans la même communication, le gouvernement congolais a tenu à réaffirmer son engagement au respect du droit international humanitaire, en particulier en ce qui concerne la protection des populations civiles et celle du personnel humanitaire opérant sur l’ensemble du territoire national.
Selon Patrick Muyaya, cet engagement reste valable y compris dans les zones actuellement sous occupation.
« Le Gouvernement réaffirme son attachement au respect du droit international humanitaire notamment en ce qui concerne la protection des populations civiles et du personnel humanitaire opérant sur toute l’étendue du territoire national, y compris dans les zones sous occupation », a-t-il souligné.
Le porte-parole du gouvernement a également insisté sur le fait que les autorités congolaises ne sauraient entreprendre des actions contraires aux principes qu’elles défendent.
« Et il ne saurait donc entreprendre une action qui contrarie les valeurs qu’il a toujours défendues », a-t-il ajouté.
Cette réaction intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans l’Est de la République démocratique du Congo, alors que la situation demeure préoccupante autour de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Les autorités congolaises continuent d’accuser le Mouvement du 23 mars, soutenu selon elles par le Rwanda, d’être responsable de l’insécurité persistante dans la région.
Dieumerci Matu Chub
