Le bras de fer institutionnel se poursuit à l’Assemblée nationale. Vital Kamerhe, président de la chambre basse du Parlement, a comparu une seconde fois ce samedi 20 septembre devant la commission spéciale chargée d’examiner la pétition réclamant son départ. Cette nouvelle audition, qui fait suite à celle de vendredi 19 septembre ayant duré 5h30, marque une étape cruciale dans une procédure aux enjeux politiques majeurs.
Selon des sources proches du dossier, de nouveaux éléments ont été versés à sa défense, renforçant les arguments déjà présentés lors de la première audition. L’entourage de l’honorable Kamerhe affirme qu’il agit dans le strict respect du règlement intérieur de l’Assemblée et reste pleinement conforme à la procédure établie par la commission temporaire.
Cette pétition, dont les contours restent flous mais dont l’impact potentiel est explosif, alimente les tensions au sein de la majorité parlementaire. Des voix s’élèvent pour dénoncer une tentative de déstabilisation politique, tandis que d’autres réclament plus de transparence sur la gestion interne de l’Assemblée.
Vital Kamerhe, habitué aux turbulences politiques, semble jouer la carte de la rigueur procédurale et du calme stratégique. Sa posture, décrite comme « sereine mais déterminée » par ses proches, vise à contenir les pressions tout en consolidant sa légitimité institutionnelle.
La commission spéciale, quant à elle, poursuit ses travaux dans une atmosphère de forte attente. Les prochains jours pourraient être décisifs pour l’avenir du président de l’Assemblée nationale.
Roger Amani
