Alors que les combats s’intensifient dans l’Est de la République démocratique du Congo, le général Eddy Kapend, commandant de la 22ᵉ région militaire, a tenu des propos qui font débat. Selon lui, l’avancée des rebelles de l’AFC-M23 ne constitue pas une menace directe pour la stabilité nationale tant que la province du Katanga demeure hors de portée des insurgés.
« Les rebelles peuvent prendre partout en RDC, mais tant qu’ils n’auront pas pris le Grand Katanga, le pays vivra. », a-t-il affirmé lors d’un entretien accordé à un média francophone.
Une déclaration qui divise
Cette sortie intervient dans un contexte de forte tension sécuritaire, marqué par des affrontements violents dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Si certains saluent une lecture stratégique centrée sur la protection des zones économiques vitales, d’autres dénoncent une minimisation dangereuse de la crise qui frappe des millions de civils à l’Est mais aussi où les FARDC peinent à contenir l’avancée rebelle.
Le général Kapend, qui a récemment placé l’ensemble des sites stratégiques du Haut-Katanga en alerte maximale, semble considérer cette province comme le dernier rempart de la stabilité nationale. Avec ses mines de cuivre et de cobalt, ses corridors logistiques et sa frontière avec la Zambie, le Katanga représente un enjeu majeur pour l’État congolais.
Roger AMANI
