Le Tribunal militaire de garnison de Ngaliema a rendu jeudi son verdict dans l’affaire impliquant la chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo.
La juridiction militaire a retenu sa culpabilité pour des faits liés à l’incitation de militaires à poser des actes contraires à la loi et aux règles disciplinaires applicables aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Pour ces faits, l’artiste a été condamnée à 12 mois de servitude pénale, une peine assortie d’un sursis de 24 mois. Cette disposition permet à Rebo Tchulo de ne pas subir immédiatement l’exécution de la peine, sous réserve du respect des obligations prévues par la loi durant la période de sursis.
Le tribunal a également tranché la question de la liberté de déplacement de la chanteuse. La mesure d’interdiction de sortie du territoire qui avait été prise par le parquet militaire a été levée.
L’État congolais devra payer 20.000 dollars
La juridiction militaire n’a pas fait droit à la demande de la partie civile qui réclamait 250.000 dollars américains de dommages et intérêts à Rebo Tchulo.
Au terme de son jugement, c’est plutôt la République démocratique du Congo qui a été condamnée à verser 20.000 dollars américains au titre des dommages et intérêts.
« C’est la République qui doit payer des dommages et intérêts d’un montant de 20.000 USD », a déclaré la cour au moment de rendre sa décision.
Le jugement marque ainsi l’issue de la procédure examinée devant le Tribunal militaire de garnison de Ngaliema, avec une condamnation pénale à l’encontre de Rebo Tchulo, mais dont l’exécution est suspendue pendant la période fixée par la juridiction.
Stony Mulumba Sha Mbuyi
