Un drame a secoué la communauté universitaire congolaise dans la nuit du jeudi 8 janvier. Le professeur Mathieu Abatha Diabar Sona, enseignant à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été froidement abattu par des hommes armés non loin du campus, dans la commune de Lemba, au sud-est de la capitale.
Selon les premiers éléments rapportés par Max Abata, frère de la victime, six criminels armés ont fait irruption dans la résidence familiale vers 23 heures, forçant la porte d’entrée avant d’envahir le salon principal. Sous la menace de leurs armes, ils ont exigé des objets de valeur.
La famille, terrorisée, a remis une somme de 7 000 dollars américains et une chaînette en or. Mais malgré la coopération des victimes, l’un des assaillants aurait tiré à bout portant sur le professeur Abatha, le tuant sur le coup. Les criminels ont ensuite pris la fuite, sans être inquiétés.
Le drame a été rapporté par la fille du défunt, témoin direct de l’attaque. Une enquête a été ouverte, mais aucune interpellation n’avait encore eu lieu ce vendredi matin, selon les sources sécuritaires.
Ce meurtre brutal relance les inquiétudes sur l’insécurité grandissante autour de l’UNIKIN, où plusieurs cas de vols, agressions et braquages sont signalés régulièrement.
La communauté académique, en deuil, exige justice et renforcement de la sécurité dans les zones résidentielles de Kinshasa, en particulier autour des institutions d’enseignement supérieur.
