À peine une semaine après la cérémonie de présentation des nouveaux « commandos » du Mouvement du 23 mars (M23) à Chanzu, plusieurs d’entre eux ont été capturés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les groupes d’autodéfense Wazalendo. Ces arrestations interviennent dans un climat de combats intenses sur différents axes du front, fragilisant la stratégie de la rébellion.
Le 8 février dernier, l’Alliance Fleuve Congo-M23 (AFC-M23) avait présenté officiellement 7 532 nouveaux commandos lors d’une cérémonie de fin de formation à Chanzu, dans le territoire de Rutshuru. Le général Sultani Makenga, chef d’état-major de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), avait alors exhorté ces jeunes combattants à la discipline et à l’engagement pour la « libération du peuple ».
Selon des sources locales, les combattants capturés faisaient partie de ces recrues mises en avant par l’AFC-M23. Leur neutralisation rapide met en lumière la vulnérabilité de cette nouvelle génération de miliciens, malgré l’affichage de force voulu par la rébellion. Les affrontements en cours démontrent la persistance d’une volatilité sécuritaire dans l’est du pays, où les FARDC et les Wazalendo tentent de contenir l’avancée du mouvement.
Cette série de captures intervient alors que la communauté internationale multiplie les efforts pour imposer un cessez-le-feu. Les initiatives diplomatiques menées à Luanda et Doha peinent à trouver un écho face à la poursuite des hostilités et au renforcement militaire du M23. L’annonce de milliers de nouvelles recrues, suivie de leur capture partielle, illustre le paradoxe entre discours de paix et réalités du terrain.
Roger AMANI
