Un groupe de jeunes volontaires ayant choisi de servir l'État au sein du Service national affirme traverser une situation difficile après un processus de recrutement qu'ils estiment entaché d'irrégularités. Selon leurs témoignages, ils ont été recrutés à Kananga pour suivre une formation au centre de Kaniama. Toutefois, une fois arrivés à Mwene-Ditu, certains auraient constaté que leurs noms ne figuraient plus sur la liste des personnes autorisées à poursuivre le voyage, les contraignant à rester sur place.
D'autres volontaires, qui ont pu rejoindre Kaniama, déclarent avoir découvert à leur arrivée que leurs noms ne figuraient pas non plus sur la liste officielle des recrues admises à la formation. Ils affirment avoir été exclus du processus sans explication.
Les jeunes concernés indiquent être abandonnés depuis plusieurs jours, sans prise en charge, sans nourriture et sans solution pour regagner Kananga ou intégrer le centre de formation. Ils sollicitent l'intervention des autorités afin qu'une solution soit rapidement trouvée.
Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, l'un des volontaires déclare :
« Nous venons de Kananga. Nous avons été conduits ici par un major. Nous sommes des volontaires et nous avons accepté de servir l'État dans le Service national. Nos noms étaient sur la liste, mais à notre arrivée à Kaniama, le major les aurait remplacés par ceux des membres de sa famille. Depuis vendredi, nous vivons sur le terrain, sans endroit où dormir et sans nourriture. Nous demandons à l'État congolais de nous venir en aide : soit nous intégrer au Service national, soit nous permettre de rentrer chez nous. »
Par ailleurs, plusieurs volontaires mettent en cause un officier qu'ils identifient comme un major, l'accusant d'avoir substitué leurs noms à ceux de membres de sa famille. À ce stade, ces allégations reposent uniquement sur les témoignages des personnes concernées et n'ont pas été confirmées par les autorités compétentes.
Les responsables du Service national n'ont, pour l'heure, fait aucune déclaration publique concernant cette affaire.
Choél Tshimanga
