L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a clarifié, lundi 27 avril à Kinshasa, les raisons de l’interdiction imposée aux sociétés minières de commercialiser certains intrants essentiels, notamment l’acide sulfurique, le charbon et la chaux vive.
S’exprimant lors d’un briefing de presse, son directeur général, Miguel Kashal, a expliqué que cette mesure vise à protéger et structurer la chaîne de sous-traitance, conformément à la législation en vigueur.
Selon le responsable de l’ARSP, la sous-traitance constitue un maillon essentiel de l’économie minière. À ce titre, certaines activités, notamment la distribution des intrants, doivent être réservées aux entreprises spécialisées reconnues comme sous-traitants.
« Les sociétés minières ont pour mission principale l’extraction, la production et la commercialisation des minerais. Leur permettre de vendre également les intrants reviendrait à empiéter sur le champ d’action des sous-traitants », a-t-il indiqué.
À travers cette décision, l’ARSP entend créer un environnement plus favorable aux entreprises locales, en leur garantissant un espace d’intervention dans la chaîne de valeur minière.
L’institution insiste ainsi sur la nécessité pour les sociétés minières de collaborer avec des structures habilitées, disposant du statut de sous-traitant, pour l’approvisionnement en produits chimiques et autres intrants.
Pour Miguel Kashal, cette orientation s’inscrit dans une logique de régulation visant à éviter la concentration des activités entre les mains des seules grandes entreprises minières.
En structurant davantage le secteur, les autorités espèrent renforcer la participation des acteurs nationaux, améliorer la transparence et favoriser une meilleure répartition des retombées économiques.
Cette mesure marque ainsi une étape supplémentaire dans la politique de promotion de la sous-traitance en RDC, considérée comme un levier stratégique pour le développement du tissu économique local.
