La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC) a plaidé à Genève, en Suisse, pour la création d’un mandat de rapporteur spécial des Nations unies consacré aux veuves, ainsi que pour l’intégration du terme « veuve » dans les textes issus des processus onusiens. Cette démarche vise à renforcer la protection de leurs droits et à améliorer leurs conditions de vie.
L’initiative a été présentée mardi à Kinshasa par Florence Kongema, cheffe de cabinet à la CNDH chargée des droits de la femme et de l’enfant.
« Nous avons sollicité à Genève la création d’un mandat de rapporteur spécial sur les veuves. Nous avons également contribué au plaidoyer pour l’inclusion du mot veuve dans les textes issus des processus des Nations unies menés à Genève, en Suisse, afin d’améliorer la situation des veuves et de leurs familles », a-t-elle déclaré.
Selon Florence Kongema, les échanges ont mis en évidence l’ampleur de la situation, avec une estimation de plus de 300 millions de veuves dans le monde.
Malgré ce nombre, elle relève l’absence d’un rapporteur spécial spécifiquement consacré à cette catégorie de personnes, de recommandations générales ciblant leurs préoccupations et d’un service dédié aux veuves au sein d’ONU Femmes.
À travers ce plaidoyer, la CNDH-RDC souhaite favoriser une meilleure prise en compte des difficultés rencontrées par les veuves dans les mécanismes internationaux de protection des droits humains.
