Le Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie (RSD) a rendu publique, ce samedi 26 septembre 2026 à Kinshasa, une déclaration politique consacrée au dialogue national inclusif et à la refondation de l’État congolais.
La déclaration a été lue par le président national du parti, le Dr Ivan Ilunga Ngindu Nkoy, au Collège Boboto, dans la commune de la Gombe. Le document, intitulé « Dialogue national inclusif pour la refondation de l’État – Pour un New Deal congolais », présente la vision du RSD sur les prochaines concertations nationales.
Le RSD propose un dialogue qui, selon lui, ne devrait pas se limiter à une rencontre entre acteurs politiques, mais servir de base à un nouveau contrat social entre le peuple et l’État. Le parti estime que ce processus doit notamment permettre de renforcer la souveraineté de la République démocratique du Congo, la démocratie participative et le fonctionnement des institutions.
Le peuple au centre du dialogue
Dans sa déclaration, le RSD affirme que la légitimité du dialogue doit venir du peuple congolais, présenté comme souverain primaire. Le parti souhaite ainsi que les objectifs, le mandat et les limites des discussions soient clairement définis.
Le RSD appelle également à ouvrir une réflexion sur la Constitution du 18 février 2006, estimant que la question de son éventuelle modification doit être abordée « avec responsabilité et patriotisme ». Selon le parti, le peuple, à travers ses représentants légitimes et les différentes composantes de la diaspora, devrait être associé à cette démarche.
Une refondation de l’État axée sur la souveraineté
Le RSD plaide par ailleurs pour une réorganisation en profondeur de plusieurs secteurs de l’État, notamment l’organisation territoriale, l’éducation, l’armée, la justice et l’économie.
Le parti propose notamment la construction d’une économie productive et souveraine, davantage tournée vers l’industrialisation et la création d’emplois pour les jeunes. Il défend également une nation qui assume son identité, valorise ses langues, protège ses terres et exerce un contrôle sur ses ressources naturelles et son sous-sol.
Soutien à Félix Tshisekedi et lignes rouges
Sur le plan politique, le RSD apporte dans cette déclaration son soutien au chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans sa démarche en faveur de la paix, de la souveraineté et de la refondation de l’État.
Ce soutien est toutefois accompagné de plusieurs « lignes rouges » que le parti qualifie de non négociables. Il cite notamment l’intégrité territoriale de la RDC dans ses frontières du 30 juin 1960, la souveraineté permanente sur les ressources naturelles et stratégiques, ainsi que le refus de tout arrangement susceptible, selon lui, de compromettre la défense nationale. Le RSD réclame également la justice pour les victimes des atrocités commises dans le pays.
Le parti invite enfin les différentes forces vives de la nation, notamment les partis politiques, les femmes, les jeunes, la diaspora, les chefs coutumiers et les confessions religieuses, à prendre part à ce qu’il présente comme un « dialogue historique » devant conduire à un « New Deal congolais ».
Cette prise de position intervient alors que le RSD s’est déjà prononcé publiquement en faveur du principe d’un dialogue national inclusif initié par le chef de l’État.
