L’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) lance un appel aux jeunes Congolais engagés dans les rangs de l’AFC/M23 et des forces qu’il présente comme alliées à l’armée rwandaise. Dans un message publié le mercredi 28 octobre 2026 à Kinshasa, l’armée congolaise les exhorte à rompre avec leurs recruteurs et à rejoindre les forces nationales, en leur promettant un accueil favorable.
Dans cette adresse consultée par Expressmedias.net, les FARDC dénoncent l’utilisation de jeunes Congolais dans les combats contre leur propre pays. Selon l’état-major, certains auraient été attirés par des promesses d’une vie meilleure, avant d’être engagés dans des opérations servant des intérêts étrangers.
L’armée congolaise estime que ces jeunes sont instrumentalisés dans un conflit qui entraîne de lourdes conséquences pour les populations et menace les intérêts de la République démocratique du Congo. Elle les invite ainsi à prendre conscience de leur situation et à se désolidariser de ceux qu’elle accuse de les exploiter.
Dans son message, l’état-major insiste sur la nécessité de faire preuve de patriotisme et de réaffirmer son attachement à la souveraineté nationale. Il encourage les combattants concernés à profiter de toute occasion pour quitter les rangs de leurs recruteurs et rejoindre les FARDC, avec leurs armes.
L’armée assure que ceux qui choisiront de regagner les rangs nationaux seront accueillis et bien traités. Cet engagement vise également, selon le message, les éléments des forces de défense et de sécurité congolaises capturés lors de la chute de Goma et de Bukavu, et qui seraient toujours détenus par les forces adverses.
À travers cet appel, les FARDC cherchent à convaincre les jeunes Congolais engagés dans le camp adverse de rompre avec leurs commandements actuels et de rejoindre l’armée nationale. L’état-major présente cette démarche comme une possibilité de revenir au service de la République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par la persistance du conflit dans l’est du pays.
Emery Poya
