Les veuves et orphelins des professeurs d’universités décédés annoncent un sit-in pacifique le mercredi 19 août 2026 devant le Palais de la Nation, à Kinshasa, pour réclamer le respect et la régularisation de leurs droits sociaux. À travers cette action, le collectif entend interpeller directement le Président de la République, Félix Tshisekedi, afin qu’il intervienne auprès du gouvernement pour mettre fin à une situation de précarité que plusieurs familles disent subir depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies.
Prévue de 10h00 à 15h30, cette manifestation vise notamment à obtenir le paiement des indemnités de décès, la révision et l’octroi de la rente de survie ainsi que la prise en charge des soins médicaux des veuves, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Dans son communiqué daté du 10 août 2026 à Kinshasa, le collectif dénonce les conditions sociales difficiles dans lesquelles vivent certaines familles après la disparition des professeurs ayant consacré leur carrière à la formation de plusieurs générations de cadres en République démocratique du Congo.
Selon les organisateurs, plusieurs veuves attendent toujours le paiement de leur décompte final. Certaines seraient restées sans règlement pendant cinq, dix, vingt, voire trente ans après le décès de leurs époux. Le collectif estime que ces retards constituent une violation des droits reconnus aux ayants droit des professeurs décédés.
Les revendications portent principalement sur quatre points. Le collectif exige, en premier lieu, le paiement immédiat des indemnités de décès ou décomptes finaux dus aux veuves et autres ayants droit. Il réclame ensuite le réajustement de la rente de survie conformément aux dispositions légales, ainsi que l’octroi de cette rente à toutes les veuves qui en sont encore privées.
Le collectif demande également la prise en charge des soins médicaux des veuves, considérant cette couverture comme un droit garanti par la législation.
À travers ce sit-in, les veuves et orphelins souhaitent ainsi obtenir l’implication du Président de la République, présenté comme le garant de la Nation, afin qu’il donne des instructions aux ministères et services concernés pour permettre la régularisation de leur situation « sans délai ».
Le collectif appelle ainsi les autorités compétentes à prendre en considération les difficultés rencontrées par les familles des professeurs décédés et à apporter des réponses concrètes à leurs revendications.
Le communiqué est signé par Annie Salumu Bitsho, députée honoraire et veuve du professeur ordinaire Ahuka Shamba, qui assure la coordination du collectif.
