Malgré les mises en garde répétées des autorités sanitaires et son interdiction sur le marché congolais, la boisson énergétique « Power Plus », souvent associée à des effets aphrodisiaques, continue de circuler clandestinement en République démocratique du Congo. Un nouveau drame survenu samedi 2 Mai à Kisangani relance les inquiétudes sur ses conséquences potentiellement mortelles.
Dans la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, un pasteur connu sous le nom de Philippe, responsable d’une église locale, a trouvé la mort dans une chambre d’hôtel dans des circonstances encore floues.
Selon des témoignages recueillis sur place et relayés par plusieurs sources locales, le défunt aurait consommé des substances aphrodisiaques, possiblement liées à la boisson « Power Plus », avant d’entretenir un rapport intime avec une femme présentée comme membre de son église. C’est au cours de cet instant qu’il aurait été pris d’un malaise fatal.
Des sources proches de l’enquête indiquent que la femme présente au moment des faits a été entendue afin d’éclairer les circonstances exactes du décès. À ce stade, aucune conclusion officielle n’a encore été rendue publique par les autorités compétentes.
Ce nouveau cas vient s’ajouter à une série d’incidents similaires rapportés ces dernières années, souvent associés à la consommation de produits stimulants non contrôlés. Plusieurs professionnels de santé alertent sur les dangers de ces substances, en particulier chez les personnes souffrant de troubles cardiaques.
En attendant les résultats de l’enquête, ce drame relance le débat sur la circulation persistante de « Power Plus » et la nécessité d’un encadrement plus strict du marché des produits énergisants et aphrodisiaques en RDC.
