À deux ans de la fin du second mandat du président Félix Tshisekedi, une nouvelle plateforme de l’opposition baptisée Coalition Article 64 (C64) est montée au créneau pour dénoncer toute éventuelle réforme constitutionnelle pouvant conduire à un maintien au pouvoir au-delà des limites prévues par la Constitution de 2006.
Lancée officiellement mardi 19 mai à Kinshasa, cette coalition se présente comme un front politique et citoyen déterminé à défendre l’alternance démocratique en République démocratique du Congo. Ses initiateurs affirment vouloir empêcher toute modification de la loi fondamentale susceptible d’ouvrir la voie à des mandats présidentiels illimités.
Prenant la parole lors de la cérémonie de lancement, Maître Nicolas Lenga, porte-parole de la plateforme et cadre du parti Envol de Delly Sesanga, a adressé un message ferme au pouvoir en place.
« Nous n’accepterons plus de revivre les heures sombres de la dictature avec des mandats illimités. Le peuple congolais a définitivement dit non à la dictature », a-t-il déclaré, rappelant que le mandat présidentiel en RDC est limité à cinq ans renouvelables une seule fois.
La Coalition Article 64 dit fonder son combat sur l’article 64 de la Constitution congolaise, qui reconnaît au peuple le droit de s’opposer à toute prise ou exercice du pouvoir contraire aux dispositions constitutionnelles. Pour ses membres, toute tentative de révision visant à prolonger le mandat du chef de l’État constituerait une menace directe contre la démocratie et l’ordre républicain.
À travers cette mobilisation, la C64 ambitionne de fédérer les partis politiques, mouvements citoyens et organisations sociales opposés à ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire. La plateforme promet de rester vigilante face à toute initiative touchant aux dispositions jugées verrouillées de la Constitution.
