La République démocratique du Congo est secouée par une affaire politico-judiciaire qui pourrait marquer un tournant dans la gestion des dossiers sensibles. La commission spéciale et temporaire de l’Assemblée nationale, dirigée par le député Raphaël Kibuka, a rejeté le réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation visant à instruire l’affaire Nicolas Kazadi.
L’ancien ministre des Finances et actuel député de l’UDPS est accusé de propagation de faux bruits et de divulgation de secrets d’État. Une accusation qui soulève de vives réactions au sein de la classe politique et dans l’opinion publique.
Selon les informations à notre disposition, la question sera tranchée ce samedi en plénière. L’Assemblée nationale devra statuer sur l’opportunité ou non d’instruire ce dossier, une décision qui pourrait avoir des conséquences politiques majeures.
Alors que les débats s’annoncent tendus, plusieurs observateurs estiment que cette affaire met en lumière les tensions internes au sein des institutions congolaises et la nécessité de garantir la transparence dans le traitement des dossiers judiciaires impliquant des personnalités politiques.
L’issue de cette plénière pourrait ainsi être un signal fort sur l’indépendance de la justice et la gestion des affaires d’État en RDC. Affaire à suivre de très près.
