Une marche organisée le 19 décembre par le professeur André Mbata, Secrétaire permanent de l’Union Sacrée, continue de susciter une vive polémique sur les réseaux sociaux. Face à l’ampleur des réactions, le Secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi et président par intérim du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a tenu à clarifier la position officielle de sa formation politique et de la plateforme présidentielle.
Dans une déclaration solennelle rendue publique ce samedi 20 décembre, Augustin Kabuya a affirmé que ni lui, ni les autres membres du Présidium de l’Union Sacrée, n’avaient été informés ou associés à l’organisation de cette manifestation. « J’ai appris l’existence de cette marche exclusivement par les réseaux sociaux », a-t-il déclaré, dénonçant une initiative unilatérale, dépourvue de toute concertation institutionnelle.
Une initiative isolée, sans aval officiel
Le chef intérimaire de l’UDPS a insisté sur le fait que cette activité n’avait « aucun lien, ni direct ni indirect, avec la popularité ou l’action politique » du président Félix Tshisekedi, qualifié de « Haute Autorité Politique de Référence » de l’Union Sacrée. Il a également précisé qu’aucune décision collective ni cadre formel de coordination n’avaient été établis pour encadrer cette marche.
« Les résultats, la portée ainsi que les conséquences de cette activité n’engagent ni l’Union Sacrée, ni ses organes dirigeants », a martelé Augustin Kabuya, prenant ainsi ses distances avec l’initiative du professeur Mbata.
L’UDPS rappelle les règles de gouvernance interne
Dans sa déclaration, Kabuya a tenu à rappeler que lui seul est habilité, selon les statuts du parti, à engager officiellement l’UDPS/Tshisekedi dans toute action publique. Il a souligné l’importance du respect des procédures internes, de la discipline partisane et de la cohérence politique, qu’il considère comme des piliers essentiels à la consolidation de l’action présidentielle et à la stabilité des institutions.
Cette prise de position publique révèle des tensions internes au sein de l’Union Sacrée, la coalition politique qui soutient le président Tshisekedi. L’initiative solitaire d’un haut cadre comme André Mbata, sans coordination avec les autres membres du Présidium, soulève des interrogations sur la cohésion et la gouvernance au sein de la plateforme.
Alors que le pays entre dans une période politique sensible, cette affaire pourrait raviver les débats sur la centralisation du pouvoir au sein des partis et sur la nécessité d’une meilleure synchronisation des actions politiques au sein de la majorité.
Roger AMANI
