C’est à Bujumbura que se joue depuis ce week-end un nouvel acte de la crise politique congolaise. À l’invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, plusieurs délégations de Kinshasa ont rejoint la capitale burundaise pour des consultations sur la situation en République démocratique du Congo.
Le camp de l’opposition a répondu en force. Le présidium de la Coalition Article 64 est présent au grand complet. Martin Fayulu de l’ECiDé, Delly Sesanga d’Envol, Jean-Marc Kabund-à-Kabund de l’Alliance pour le Changement, Dieudonné Bolengetenge pour Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et Francklin Tshiamala pour le LGD de Matata Ponyo ont tous fait le déplacement. Leur arrivée intervient au lendemain du report au 22 juillet de la marche annoncée par la coalition contre le projet de changement de la Constitution.
Les confessions religieuses ont également dépêché leurs représentants. L’Église catholique est présente avec Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO. L’Église du Christ au Congo a envoyé deux figures majeures, Éric Senga et André Bokundoa Bo-Likabe. L’archevêque Évariste Ejiba Yamapia représente, lui, la Plateforme des confessions religieuses et des Églises du Réveil en RDC.
Politiques et chefs religieux se retrouvent ainsi côte à côte autour de la table burundaise. Selon les premières informations, une audience avec le président Évariste Ndayishimiye est programmée dès ce lundi pour les délégations déjà sur place. Pour l’heure, ni l’Union africaine ni la présidence burundaise n’ont communiqué le détail de l’agenda ni la durée de ces consultations.
À Kinshasa, l’initiative est scrutée de près. Aucun représentant de la majorité présidentielle n’a été annoncé à Bujumbura à ce stade.
Roger AMANI
