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POLITIQUE
Roger AMANI, Journaliste-Editorialiste.

Publié le Jeudi 29 janvier 2026

Nombre de lectures: 216

RDC: En exil, Matata Ponyo brise le silence et dénonce une justice instrumentalisée

L’ancien Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo, condamné à une lourde peine par la Cour constitutionnelle, refuse de se taire. Depuis son exil, il rejette catégoriquement la décision qui le frappe et accuse le pouvoir en place d’avoir transformé son procès en arme politique. 

‎Dans une interview accordée à TV5 Monde le mercredi 28 janvier 2026, Matata Ponyo se dit victime d’une justice partiale : « Je n’ai jamais été jugé conformément à la loi », affirme-t-il, dénonçant un verdict dicté par des calculs politiques plutôt que par le droit. 

‎Selon lui, sa condamnation n’est rien d’autre qu’un règlement de comptes pour avoir refusé de se plier aux exigences du régime du président Félix-Antoine Tshisekedi. « J’ai été condamné uniquement pour avoir dit non », martèle-t-il. 

‎Au-delà du politique, l’ancien chef du gouvernement évoque un procès marqué par des considérations ethniques. Il accuse les juges d’avoir été choisis en fonction de leur appartenance au Kasaï, région d’origine du président.

‎« Imaginez-vous : je n’ai été jugé que par des personnes de la tribu du Président de la République. Le premier juge est du Kasaï, le deuxième aussi du Kasaï, et le juge de la Cour de cassation également du Kasaï. Comment, dans un pays qui compte plus de 450 tribus, un ancien Premier ministre peut-il être jugé uniquement par des juges issus de la tribu du Président ? », s’est interrogé Matata Ponyo.

‎Ces propos relancent le débat sur l’indépendance du pouvoir judiciaire, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions et des accusations récurrentes d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

‎Pour rappel, Matata Ponyo a été reconnu coupable en mai 2025 de détournement de près de 250 millions de dollars destinés au parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, projet phare de son passage à la primature. La Cour constitutionnelle l’a condamné à dix ans de prison, assortis de cinq ans d’inéligibilité, de la privation du droit de vote, de l’exclusion de toute libération conditionnelle et de la confiscation de ses biens. 

‎Mais avant l’exécution de la peine, l’ancien Premier ministre a quitté le pays. Depuis son exil, il continue de clamer son innocence et nourrit l’espoir qu’« un jour, la vraie justice sera rendue ». 

‎Son retour médiatique ravive les fractures politiques en RDC. Au cœur du débat : l’indépendance de la justice face aux pressions du pouvoir. L’affaire Matata Ponyo, au-delà de son aspect judiciaire, devient un symbole des interrogations profondes sur l’avenir démocratique du pays. 


Roger AMANI 

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Roger AMANI, Journaliste-Editorialiste.

Publié le Jeudi 29 janvier 2026

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