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DIPLOMATIE
EXPRESS

Publié le Samedi 10 janvier 2026

Nombre de lectures: 178

RDC: Face à l'impasse du processus de Doha, l'Angola relance une médiation discrète pour la paix à l'Est

Alors que le processus de paix de Doha peine à produire des résultats tangibles sur le terrain, l’Angola, à la demande expresse du président congolais Félix Tshisekedi, intensifierait ces derniers jours une série de contacts informels avec les principaux acteurs de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

‎Selon plusieurs sources concordantes, Luanda a entamé des échanges discrets avec des personnalités influentes de la société congolaise, notamment des représentants de l’Église catholique, des leaders communautaires et des figures politiques modérées. L’objectif: sonder les lignes rouges, restaurer la confiance et identifier des passerelles vers un dialogue plus structuré.

L’Angola, médiateur en embuscade

‎Malgré le recentrage officiel du processus de paix sur Doha, sous l’égide du Qatar et avec l’appui des États-Unis, l’Angola conserve un rôle stratégique dans la médiation régionale. Le président João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, a accueilli à deux reprises en moins d’une semaine son homologue congolais à Luanda, les 5 et 8 janvier 2026. Ces rencontres ont permis de réévaluer les pistes diplomatiques et de réaffirmer l’engagement de l’Angola à œuvrer pour une désescalade durable.

‎« Le processus de Doha est en panne, et les violations du cessez-le-feu se multiplient. Il fallait rouvrir un canal de dialogue plus souple, plus proche des réalités du terrain », nous confie une source à la presidence congolaise qui a requit l’anonymat.

L’AFC/M23 pose ses conditions

‎Parmi les interlocuteurs approchés par Luanda figurent également des cadres de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC), coalition politique et militaire à laquelle appartient le mouvement rebelle M23. Selon nos informations, la rébellion se dit ouverte à une reprise des pourparlers, mais exige des garanties solides: un engagement clair sur la cessation des hostilités, une clarification du rôle de chaque médiateur, et une feuille de route réaliste pour la mise en œuvre des accords de Doha.

‎« Nous ne voulons pas d’un autre cycle de promesses non tenues. Il faut des garanties internationales et un mécanisme de suivi crédible », aurait déclaré un représentant de l’AFC lors d’un échange confidentiel avec des émissaires angolais.

Une diplomatie de l’ombre face à l’urgence humanitaire

‎Sur le terrain, la situation humanitaire continue de se dégrader. Les affrontements entre les FARDC, appuyées par les milices dites "wazalendo", et les rebelles du M23 se poursuivent dans plusieurs zones du Nord-Kivu et Sud-Kivu, malgré les engagements de cessez-le-feu pris à Doha et à Washington. Des milliers de civils ont été déplacés depuis des mois, et les ONG alertent sur un risque de crise humanitaire majeure.

‎Dans ce contexte, la diplomatie parallèle menée par Luanda apparaît comme une tentative de réinjecter de la flexibilité dans un processus de paix enlisé. Reste à savoir si cette approche informelle parviendra à créer les conditions d’un dialogue inclusif, capable de répondre aux aspirations de paix des populations de l’Est congolais.

Redaction

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