Une nouvelle page de l'opposition politique congolaise s’ouvre avec l’annonce officielle de la Coalition de la Gauche Congolaise (CGC), une plateforme politique fondée par Jean-Marc Kabund A Kabund, ancien président intérimaire de l’UDPS.
Dans une déclaration publiée sur son compte X ce samedi 14 juin, Kabund a dressé les fondements de ce projet politique qu’il présente comme une véritable rupture avec les pratiques actuelles du pouvoir:
"Nous avons l'honneur d’annoncer à l’opinion nationale et internationale la création de la plateforme politique dénommée Coalition de la Gauche Congolaise (CGC). Cette nouvelle formation incarne une expérience politique inédite, fondée sur les principes essentiels de la démocratie, de la justice sociale, du bien-être intégral de l’être humain dans un environnement sain, et du rejet catégorique de la concentration du pouvoir et des richesses entre les mains d’une infime minorité."a-t-il déclaré.
Revêtant une tonalité résolument engagée, Kabund a affirmé:
"Nous sommes la RUPTURE. Notre combat s’inscrit dans la volonté ferme de mettre en place un nouveau système à visage social, inspiré des valeurs authentiques de la gauche. La CGC s’engage à représenter désormais la voix de la gauche en République démocratique du Congo."
Un projet ancré dans les valeurs de la gauche
La Coalition de la Gauche Congolaise ambitionne de redéfinir les priorités politiques nationales autour de la justice sociale, de la redistribution équitable des ressources, et d’un modèle de gouvernance libéré de la captation oligarchique des richesses.
En se positionnant comme une alternative claire, Kabund entend rallier toutes les forces progressistes désireuses de rompre avec un système jugé inégalitaire et excluant. Son appel vise aussi bien l’élite politique que la base populaire, à laquelle il promet un nouveau souffle démocratique.
Vers une recomposition du paysage politique?
Le lancement de la CGC pourrait marquer un tournant dans le positionnement de l’opposition congolaise, qui peine encore à proposer un front uni face au pouvoir en place. Reste à voir comment cette nouvelle dynamique politique sera accueillie par les autres acteurs de l’opposition, mais aussi par la population congolaise en quête d’alternatives concrètes.
La CGC est désormais sur la ligne de départ: son discours de rupture est posé, ses ambitions clairement affichées. Reste à transformer l’essai sur le terrain politique.
