L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a rejeté, ce samedi 14 juin, la requête du procureur général près la Cour de cassation visant à instruire contre Nicolas Kazadi, député de l’UDPS et ancien ministre des Finances. L’accusation portait sur la propagation de faux bruits et la divulgation de secrets d’État.
Lors du vote en plénière, 357 députés ont exprimé leur opposition au réquisitoire du procureur général, tandis que 6 ont voté pour et 7 se sont abstenus. Cette décision fait suite aux conclusions de la commission spéciale présidée par Raphaël Kibuka, qui avait recommandé le rejet de la demande.
Une arrestation controversée
Face à la commission spéciale chargée d’examiner le dossier, Nicolas Kazadi a affirmé avoir été interpellé de manière brutale à Mbuji-Mayi, en compagnie de son épouse, par les services du Conseil National de Cyberdéfense (CNC). Selon lui, ces agents auraient eu pour mission de le transférer manu militari à Kinshasa, par un vol spécialement affrété dans la nuit du 8 mai 2025. L’ancien ministre des Finances dénonce une violation de son statut de député national.
La position du procureur
De son côté, le procureur général près la Cour de cassation a maintenu ses accusations contre Kazadi, l’accusant d’avoir choisi un média à large audience pour divulguer des informations confidentielles, ce qui aurait nui aux institutions étatiques et suscité une vague de mépris dans l’opinion publique.
Cette affaire, qui mêle politique et justice, continue de susciter des réactions dans le pays, tandis que l’ancien ministre des Finances reste sous le feu des projecteurs.
