C’est un tournant majeur pour la politique économique de la République démocratique du Congo. Le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a officiellement lancé le vendredi 09 janvier l’opérationnalisation du Fonds de Régulation Économique (FOREC), lors d’une visite de travail au siège de l’institution, situé dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa.
Créé en 2008 mais resté inactif pendant plus d’une décennie, le FOREC entame désormais une nouvelle phase de son existence, avec des missions clairement définies: surveiller les marchés, stabiliser les prix et protéger le pouvoir d’achat des ménages congolais. Une attention particulière sera portée aux produits stratégiques de grande consommation, tels que le maïs, dont les fluctuations de prix affectent directement les conditions de vie des populations.
« C’est une joie immense mais surtout une grande responsabilité », a déclaré Jean-Paul Nemoyato, Secrétaire exécutif du FOREC, saluant la relance de cette institution. Il a souligné l’importance de cette étape pour renforcer les mécanismes de régulation économique dans un contexte marqué par des tensions inflationnistes et une forte dépendance aux importations.
Le gouvernement congolais entend faire du FOREC un levier central de sa stratégie de résilience économique, en intervenant de manière ciblée sur les marchés pour prévenir les dérives spéculatives et garantir un accès équitable aux biens essentiels. Cette relance s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme des instruments de politique économique, visant à assurer une croissance inclusive et maîtrisée.
Avec cette initiative, les autorités affichent leur volonté de doter le pays d’outils efficaces pour faire face aux chocs économiques et renforcer la souveraineté alimentaire. Le succès du FOREC dépendra toutefois de sa capacité à agir avec transparence, réactivité et rigueur dans la mise en œuvre de ses missions.
Roger AMANI
