Les 15 et 16 juillet à Genève, la RDC et le Rwanda se sont retrouvés pour la cinquième fois dans le cadre du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité. Autour de la table, sous la houlette des États-Unis, du Qatar, du Togo et de l'Union africaine, les deux voisins ont de nouveau dit vouloir aller vite.
Au menu, les mêmes dossiers qui bloquent tout depuis des mois : l'application des Accords de Washington, la neutralisation des FDLR et le désengagement des forces sur le terrain. Sur ce point, les deux délégations assurent avoir réaffirmé leur engagement et disent vouloir désormais explorer des mécanismes de vérification pour rendre le processus plus transparent.
La MONUSCO, invitée à la session, a présenté de son côté un exposé sur le désarmement et la réintégration des combattants, autre pilier d'un processus qui peine à quitter les salles de conférence.
À l'arrivée, le communiqué reste fidèle à la tradition de ces rencontres : beaucoup de détermination affichée, aucune avancée majeure annoncée. Pas de calendrier précis, pas d'engagement chiffré, pas de mesure concrète rendue publique. Juste la promesse de se revoir dans quelques semaines.
Une formule qui commence à devenir familière.
Roger AMANI
