La reprise des relations diplomatiques entre la Belgique et le Rwanda ne signifie pas un changement de position de Bruxelles sur la situation en République démocratique du Congo. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a réaffirmé mardi l’attachement de son pays à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de la RDC.
Cette clarification intervient après plusieurs mois de rupture diplomatique entre Bruxelles et Kigali, dans un contexte marqué notamment par les tensions liées à la situation sécuritaire dans l’Est congolais. La Belgique et le Rwanda ont désormais décidé de rétablir leurs canaux diplomatiques.
Bruxelles veut maintenir le dialogue
Pour Maxime Prévot, la reprise du dialogue doit permettre aux deux États de disposer de mécanismes de communication réguliers, y compris pour aborder leurs divergences.
Le chef de la diplomatie belge estime que le rétablissement des relations diplomatiques ne constitue donc pas un abandon des positions défendues par Bruxelles.
« Le rétablissement des relations diplomatiques entre États ne signifie pas renoncer à notre position, mais disposer de canaux de dialogue structurés », a-t-il déclaré.
Le conflit dans l’Est de la RDC reste une question centrale
Le ministre belge a notamment cité le conflit dans l’Est de la RDC parmi les sujets de désaccord qui doivent continuer à être discutés avec Kigali.
Dans sa note de politique générale publiée en janvier 2026, Maxime Prévot indiquait déjà que le dialogue avec le Rwanda devait pouvoir se poursuivre tout en maintenant les positions de la Belgique concernant le respect du droit international et des droits humains.
La Belgique participe par ailleurs à la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, où Maxime Prévot mène la délégation belge.
La reprise du dialogue entre Bruxelles et Kigali intervient ainsi alors que la situation dans l’Est de la RDC demeure au cœur des préoccupations diplomatiques régionales et internationales.
