La République démocratique du Congo a mis en avant, lundi 2 mars 2026 à New York, l’importance de préserver l’éducation en période de conflit armé, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, organisée à l’occasion de l’ouverture de la présidence américaine pour le mois de mars. La séance était présidée par Melania Trump.
Prenant la parole au nom de Kinshasa, l’ambassadeur Zénon Ngay Mukongo a alerté sur le risque de voir toute une génération d’enfants congolais privée d’école en raison de l’insécurité persistante, en particulier dans l’Est du pays. Il a rappelé que la RDC fait face à plus de trente années de violences armées, dont les conséquences pèsent lourdement sur le système éducatif.
Selon le diplomate congolais, les conflits empêchent des millions d’enfants d’accéder à une éducation sûre et de qualité, pourtant reconnue comme un droit fondamental. Il a cité la province du Sud-Kivu comme l’un des exemples les plus préoccupants, où les activités du mouvement M23 et des forces rwandaises RDF se sont intensifiées depuis 2025.
Dans certaines zones sous contrôle de ces groupes armés, des frais scolaires ont été imposés aux familles, remettant en cause le principe de la gratuité de l’enseignement primaire. Sur les 8 419 écoles recensées dans la province, 1 768 ne sont plus opérationnelles. Plusieurs établissements sont fermés, tandis que d’autres sont occupés par des groupes armés, privant ainsi des milliers d’enfants, dont un grand nombre de filles, de la possibilité de poursuivre leur scolarité.
Face à cette situation, les autorités congolaises ont réaffirmé devant le Conseil de sécurité que la gratuité de l’enseignement primaire, instaurée en 2019 par le président Félix Tshisekedi, demeure une mesure obligatoire et non négociable, même en contexte de guerre. La RDC a appelé la communauté internationale à renforcer son appui afin de protéger les écoles et garantir l’accès à l’éducation dans les zones affectées par les conflits armés.
Cet appel intervient alors que la question de la protection des civils et des services sociaux essentiels continue de s’imposer comme un enjeu majeur dans les débats internationaux sur la paix et la sécurité.
Premiss batita
