Le 05 février, après plusieurs semaines de tensions diplomatiques marquées par des restrictions de visas, Kinshasa et Londres ont signé un accord visant à accélérer le rapatriement des Congolais en situation irrégulière ou condamnés au Royaume-Uni.
Cet accord met fin à un bras de fer entre les deux capitales, Londres ayant menacé Kinshasa de nouvelles sanctions en cas de manque de coopération. Il s’inscrit dans une volonté de fluidifier les procédures d’expulsion, longtemps bloquées par des tensions diplomatiques.
La ministre britannique de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a salué cette avancée, affirmant que « les migrants illégaux et criminels dangereux » originaires de la RDC pourront désormais être expulsés plus efficacement. Elle a précisé que la mesure concernera également les ressortissants d’Angola et de Namibie, dans le cadre d’une politique migratoire renforcée par Londres.
Du côté congolais, le ministre de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Crispin Mbadu, a reçu jeudi 05 février l’ambassadrice du Royaume-Uni en RDC, Alyson King. Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers sensibles : la coopération bilatérale, l’ajustement du mandat de la Monusco, la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays, ainsi que la situation des Congolais en situation irrégulière en Grande-Bretagne. L’appui humanitaire du Royaume-Uni en RDC a également été évoqué.
Au-delà de la question migratoire, cet accord pourrait ouvrir la voie à un dialogue plus large sur les enjeux sécuritaires et humanitaires. Les deux gouvernements affichent leur volonté de renforcer leurs relations diplomatiques.
Roger AMANI
