Un pas décisif semble avoir été franchi dans les relations entre Kinshasa et Washington. Selon des informations révélées par Africa Intelligence, la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis ont signé un document préparatoire ouvrant la voie à un futur accord de défense.
Un cadre diplomatique en construction
Le texte, élaboré côté congolais par Désiré-Cashmir Eberande Kolongele, conseiller spécial à la sécurité du président Félix Tshisekedi, a été paraphé par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et son homologue américain, le secrétaire d’État Marco Rubio. Bien que son contenu exact demeure confidentiel, ce document est présenté comme une étape stratégique vers un partenariat sécuritaire inédit entre les deux pays.
Les contours du partenariat
D’après les premières indications, l’accord pourrait inclure :
- Formation des Forces armées de la RDC (FARDC) par des experts américains.
- Appui logistique et en équipements militaires pour renforcer les capacités opérationnelles.
- Partage de renseignement afin de mieux lutter contre les groupes armés et les menaces transnationales.
Un contexte géopolitique sensible
Cette initiative intervient alors que la RDC est confrontée à une insécurité persistante dans l’Est du pays, marquée par la présence de groupes armés et des tensions régionales. Pour Washington, ce rapprochement s’inscrit dans une stratégie plus large de stabilisation et de sécurisation de l’Afrique centrale, où les enjeux liés aux minerais critiques et aux rivalités géopolitiques sont de plus en plus pressants.
Si ce document préparatoire venait à déboucher sur un véritable accord de défense, il marquerait une évolution majeure dans la coopération bilatérale. La RDC bénéficierait d’un soutien militaire et technique de premier plan, tandis que les États-Unis renforceraient leur présence stratégique dans une région clé.
Roger AMANI
