Les responsables de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de l’Armée du Salut dans la province de la Tshopo ont interpellé, ce dimanche 9 novembre, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, concernant le processus d'indemnisation des victimes de la Guerre des Six Jours. Leur plainte porte sur l'absence de réparation collective en faveur de leurs confessions religieuses par le Fonds de réparation et d'indemnisation des victimes des activités illicites de l'Ouganda (FRIVAO).
Samuel Lotik, le président de l’ECC dans la province de Tshopo, a expliqué que l'objectif de leur démarche était de s'assurer que l'argent destiné aux victimes, qualifié d'« argent du sang », parvienne aux véritables bénéficiaires, y compris aux structures collectives.
« Il y a des indemnisations collectives et individuelles. On a procédé plus à la partie individuelle, mais moins à la partie collective et nous sommes venus pour la partie collective. »
M. Lotika a souligné une disparité criante dans la distribution des fonds à Kisangani.
« Jusque-là, il n’y a que nos bien-aimés de l’église Catholique qui ont bénéficié de quelque chose, mais à part l’Église Catholique, aucune autre confession religieuse de cette ville n’a encore reçu quelque chose. »
Les leaders religieux ont profité de la présence du Ministre pour partager ces préoccupations et le manque d'équité dans la prise en charge des dégâts subis par les édifices et institutions religieuses autres que catholiques.
Malgré l'absence de solution immédiate, M. Lotika a indiqué que le ministre Guillaume Ngefa a reçu leur doléance avec attention et professionnalisme.
« Le ministre a eu une oreille attentive à notre intervention et il a pris bonne note de tout ça et nous savons qu’il vient d’arriver et il a droit de faire un état de lieu, mais il a pris bonne note. »
L'espoir repose sur le fait que l'arrivée récente du Ministre d'État Ngefa à la Justice permettra de réévaluer le fonctionnement du FRIVAO et de garantir une réparation juste et équitable pour l'ensemble des institutions et victimes de la Tshopo, comme l'ont demandé d'autres acteurs de la société civile.
Stony Mulumba Sha Mbuyi
