Cookies Consentement

Ce site web utilise des cookies pour vous aider à bénéficier d'une expérience de navigation supérieure et plus pertinente sur le site web. En savoir Plus...

POLITIQUE
Roger AMANI, Journaliste-Editorialiste.

Publié le Mercredi 22 avril 2026

Nombre de lectures: 120

Révision constitutionnelle en RDC : Martin Fayulu dénonce une initiative « périlleuse » en pleine crise sécuritaire

L’opposant Martin Fayulu a vivement réagi à l’idée d’une révision de la Constitution, qu’il juge inopportune et dangereuse compte tenu de la situation que traverse le pays. Dans une déclaration rendue publique ce mercredi 22 avril sur son compte X, le président de l’ECiDé estime que les conditions sécuritaires et institutionnelles ne se prêtent pas à une modification de la loi fondamentale.

‎Pour Martin Fayulu, engager une telle réforme alors qu’une partie du territoire national est occupée par le Rwanda et que l’autorité de l’État continue de s’éroder constituerait un risque majeur pour la stabilité du pays. Il souligne la prolifération d’administrations parallèles et la souffrance quotidienne de la population comme autant de signaux qui devraient inciter à la retenue plutôt qu’à des changements institutionnels profonds.

‎« Réviser notre Constitution aujourd’hui, dans un contexte de chaos où une partie du territoire est occupée par le Rwanda, où l’autorité de l’État s’érode, où des administrations parallèles prolifèrent et où le peuple souffre chaque jour, c’est s’engager sur une voie périlleuse, aux conséquences dangereuses. »

‎L’opposant réfute par ailleurs l’argument selon lequel la Constitution serait à l’origine des difficultés de la République démocratique du Congo. Selon lui, le véritable problème réside dans le refus persistant de respecter le texte en vigueur. « Le problème de la RDC n’a jamais été le texte constitutionnel, mais le refus persistant de le respecter. Changer ou réviser la Constitution ne transformera pas ceux qui la violent ». Dans cette logique, une révision ou un changement de Constitution ne suffirait pas à modifier le comportement de ceux qui choisissent déjà de s’en affranchir.

‎Martin Fayulu élargit sa réflexion aux menaces qui pèsent sur le pays. S’il reconnaît l’existence d’ennemis aux frontières, il insiste sur le fait que la soif du pouvoir au détriment de l’intérêt général représente une menace intérieure d’une gravité équivalente. Cette dérive, affirme-t-il, fragilise autant la Nation que les agressions extérieures.

‎Appelant à la responsabilité des dirigeants, il invoque la sagesse bantoue qui commande la prudence face aux décisions irréversibles. Il exhorte ceux qui « jouent avec le destin de 120 millions de Congolais » à mesurer pleinement la portée de leurs actes avant qu’il ne soit trop tard. Il conclut son propos par un rappel à la dimension temporelle du pouvoir : les hommes passent, mais la Nation demeure.

‎Cette prise de position intervient alors que le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle divise la classe politique. Pour Martin Fayulu, la priorité devrait être le rétablissement de l’intégrité territoriale et du respect des institutions existantes, avant d’envisager toute modification du cadre juridique qui régit le pays.

Roger AMANI

POLITIQUE
Roger AMANI, Journaliste-Editorialiste.

Publié le Mercredi 22 avril 2026

Nombre de lectures: 120

0 Commentaire

Laisser un commentaire

Rubriques
POLITIQUE SOCIÉTÉ LIBRE OPINION ÉDUCATION SANTÉ SPORTS CULTURE SÉCURITÉ JUSTICE INFRASTRUCTURE DIPLOMATIE AFRIQUE MONDE ÉCONOMIE SANTÉ INSÉCURITÉ RELIGION REVUE DE PRESSE

Express MÉDIA est une plateforme en ligne dédiée à l'actualité en RDC, offrant des informations exclusives, vérifiées, certifiées et en temps réel.

© Express Média. Tous droits réservés.