La bataille autour de la Constitution s’invite de nouveau au cœur du débat politique congolais. Moïse Katumbi, figure de l’opposition, dénonce une réforme qu’il qualifie de trahison, rappelant que Félix Tshisekedi lui-même s’était jadis opposé à une telle initiative sous Joseph Kabila. Entre rappels historiques, avertissements juridiques et tensions institutionnelles, la scène politique congolaise se transforme en véritable ring où chaque camp affûte ses arguments.
Face à Tshisekedi, Katumbi remonte sur le ring. Selon Congo Nouveau, le président d’Ensemble pour la République s'élève contre l'idée d'une réforme de la Constitution, une idée fermement défendue par plusieurs voix du camp présidentiel qui assument de vouloir emmener le chef de l'État vers un troisième mandat. Pour Moïse Katumbi, cette réforme serait une trahison. Il rappelle ainsi que Félix Tshisekedi lui-même faisait partie du combat contre cette réforme, il y a dix ans, lorsque Joseph Kabila était au pouvoir.
À ce sujet, 7SUR7.CD rappelle que Moïse Katumbi s'est exprimé le week-end dernier sur son compte X, dénonçant toute tentative de changement ou de révision de la Constitution à l’approche de la fin du mandat présidentiel.
Pour La Manchette, c'est un rappel à l'histoire que Moïse Katumbi a choisi de lancer à Félix Tshisekedi. En s'opposant fermement à toute modification de la Constitution, l'ancien gouverneur du Katanga place le chef de l'État face à ses propres contradictions. Il y a dix ans, rappelle-t-il, tous deux battaient le pavé ensemble pour empêcher Joseph Kabila de toucher au texte sacré.
S’appuyant sur les principes fondamentaux du droit et sur son expérience des assises de Sun City ayant conduit à l’élaboration de l’actuelle loi fondamentale, Maître Tunda ya Kasende, cité par La Prospérité, soutient qu’aucune norme juridique ne saurait empêcher un peuple souverain d’adapter ses institutions à l’évolution de son contexte historique, politique et social. Il estime que l'actuelle Constitution n’a pas pleinement atteint ses objectifs en matière de paix, d’unité nationale et de développement, appelant ainsi à une refondation institutionnelle plus en phase avec les réalités congolaises.
Depuis sa cellule, Constant Mutamba : « Une Constitution pour le peuple… ou une trahison de la République ». Dans une formule qui résonne comme un verdict, l'ancien ministre de la Justice, indique Forum des As, tranche sans détour : « Si elle sert le peuple, elle mérite d’être examinée. Mais si elle sert des intérêts partisans, elle mérite d’être rejetée ». Une phrase simple, mais lourde d’accusations implicites. Car dans le climat politique actuel, elle sonne comme une mise en garde directe adressée au sommet de l’État, incarné par Félix Tshisekedi.
Bahati Lukwebo interdit de quitter le pays, nous apprend E-Journal. Selon plusieurs sources concordantes, sa demande d’autorisation de sortie du territoire a été rejetée par le bureau du Sénat. Une décision lourde de sens dans un contexte où l’ancien dignitaire est déjà fragilisé par ses prises de position controversées, notamment sa déclaration contre tout changement de la Constitution.
Pendant ce temps, le nouveau 2e vice-président sera élu le 3 avril, rapporte La Tempête des Tropiques. Premier candidat déclaré, le sénateur Norbert Basengezi Katintima a officiellement déposé son dossier. Figure bien connue du paysage politique congolais, Norbert Basengezi a également pris le soin de notifier le secrétariat permanent de l'Union Sacrée de la Nation sur sa démarche.
Selon le secrétaire permanent de l'Union sacrée, André Mbata, écrit Le Potentiel, l'engagement du candidat envers la coalition et sa loyauté à la Haute Autorité Politique, Félix Tshisekedi, sont des critères déterminants dans le choix final.
Accord de Washington, les FARDC lancent la traque des FDLR, annonce La Manchette. À Kisangani, le Général Ychaligonza Jacques, commandant adjoint de l'état-major général des FARDC, a lancé hier dimanche, au camp Général Bauma, la traque des éléments FDLR encore présents sur le territoire congolais.
Clôture de la 13e Conférence des Gouverneurs, Tshisekedi fixe le cap agricole comme priorité nationale. En clôturant la 13e Conférence des Gouverneurs, le président Félix Tshisekedi, rapporte Infos27, a placé la transformation agricole au centre de l’action publique, en la liant directement à la souveraineté, à l’emploi et à la stabilité économique.
Parmi les principales recommandations de la 13e Conférence des Gouverneurs, souligne Radio Okapi, figurent notamment l’instauration d’un moratoire sur les motions de défiance contre les gouverneurs et les bureaux des assemblées provinciales.
Quel bilan politique, économique et institutionnel en dresser à l'heure qu'il est ? En un mot comme en mille, Le Potentiel retient que la 13e Conférence des gouverneurs confirme une réalité structurelle en RDC : la gouvernance territoriale reste un chantier inachevé, où les provinces existent politiquement mais peinent encore à exercer pleinement leur autonomie.
Au lieu d’un véritable exercice de redevabilité verticale et horizontale, Chronik’Eco estime que cette rencontre s’apparente encore trop souvent à un cadre déclaratif, sans indicateurs de performance clairs ni mécanismes rigoureux de suivi des engagements. Les gouverneurs ne sont que rarement évalués sur la base de résultats mesurables, ce qui limite fortement l’impact des décisions prises.
Diplomatie pour terminer. La RDC s’apprête à assurer la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies au mois de juillet 2026, dans le cadre de la rotation mensuelle prévue pour les membres de l’organe onusien. Selon L’Avenir, la RDC exercera cette présidence après la Colombie en juin et avant le Danemark en août, conformément à l’ordre alphabétique anglais des États membres. Les trois pays étant élus membres non permanents pour le mandat 2026-2027, précise le tabloïd.
