Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont dénoncé, dans un communiqué de presse publié ce mercredi 3 juin 2026, l’exécution sommaire de dix civils dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. L’armée congolaise attribue cet acte aux combattants de la coalition RDF-AFC/M23, qu’elle qualifie de terroristes.
Selon le communiqué signé par le porte-parole a.i. des FARDC, le lieutenant-colonel Mak Hazukay, les faits se sont produits le mardi 2 juin 2026 dans la localité de Kiseguru, située près du Parc national des Virunga, au sein du groupement de Binza, dans la chefferie de Bwito.
L’état-major général des FARDC affirme que les dix victimes ont été exécutées sommairement dans cette zone sous contrôle des rebelles. Le même document indique également que plusieurs autres habitants auraient été arrêtés puis transférés à la prison centrale de Kanyabayonga, dans le territoire de Rutshuru. Ces civils seraient accusés par les rebelles d’entretenir des liens avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Face à cette situation, les FARDC condamnent avec fermeté ce qu’elles considèrent comme une nouvelle violation du droit international humanitaire. L’armée réaffirme sa détermination à poursuivre sa mission de protection des populations civiles et de défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Cette nouvelle dénonciation intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’est du pays, où les affrontements et les accusations mutuelles entre les parties au conflit continuent d’alimenter l’insécurité et les souffrances des populations civiles.
