La République démocratique du Congo a appelé à une meilleure prise en compte de la diversité des systèmes juridiques des États membres dans les processus de désignation des juges et des dirigeants des institutions de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).
Cette position a été exprimée dimanche à Victoria Falls, au Zimbabwe, lors d'un échange entre le ministre d'État congolais en charge de la Justice et le secrétaire exécutif de la SADC, Elias Magosi.
Au cours de cette rencontre, les autorités congolaises ont insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de sélection plus inclusifs et représentatifs, afin de garantir un meilleur équilibre entre les différentes traditions juridiques présentes au sein de l'organisation régionale.
Selon les conclusions de cet entretien, la RDC estime qu'une représentation harmonieuse des systèmes juridiques des États membres contribuerait à renforcer la crédibilité, l'impartialité et l'efficacité des institutions communautaires chargées de rendre la justice ou d'assurer la gouvernance régionale.
À travers cette démarche, Kinshasa réaffirme son engagement en faveur d'une SADC plus équitable, où chaque État membre verrait ses spécificités institutionnelles et juridiques prises en compte dans les processus de nomination aux postes de responsabilité.
Cette rencontre avec le secrétaire exécutif Elias Magosi s'inscrit dans le cadre des efforts de concertation engagés entre les pays membres pour consolider les mécanismes de coopération régionale et améliorer le fonctionnement des organes de la SADC.
