La réaction ne s’est pas fait attendre. Au lendemain des sanctions annoncées par le Trésor américain contre l’ancien président Joseph Kabila, l’Alliance des Travaillistes Congolais pour le Développement (ATD) est montée au créneau pour dénoncer une décision jugée « inacceptable ».
Dans une déclaration publique, José Makila Sumanda, président du parti et ancien ministre des Transports, a fermement condamné ce qu’il considère comme une « ingérence étrangère » dans les affaires internes de la République démocratique du Congo.
Pour l’ATD, ces sanctions dépassent le cadre d’une simple mesure diplomatique et s’inscrivent dans une logique de pression politique. Le parti estime que ce type d’initiative porte atteinte à la souveraineté du pays et appelle les autorités congolaises à adopter une position plus ferme face à ce qu’il qualifie de « dérive ».
Au-delà de la dénonciation, cette sortie met en lumière les tensions latentes au sein de la classe politique congolaise. En filigrane, le silence ou la prudence du gouvernement face à ces sanctions suscite des interrogations dans certains camps politiques, qui y voient un manque de réaction face à une décision extérieure jugée lourde de sens.
L’ATD s’appuie également sur une lecture historique pour défendre l’ancien chef de l’État, rappelant son accession au pouvoir dans un contexte de crise et son rôle dans la stabilisation du pays. Une position qui traduit une volonté de réhabiliter son image sur la scène politique nationale, alors que les débats autour de son héritage restent vifs.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les sanctions internationales continuent de peser sur les équilibres politiques en RDC. Entre défense de la souveraineté, calculs politiques internes et rapports de force internationaux, la question divise.
