La communauté éducative de Tshumbe Sainte-Marie est plongée dans le deuil. Le corps sans vie d’un élève de l’école primaire Mumba a été repêché à l'aube de ce samedi 28 mars dans les eaux de la rivière Lokombe, après deux jours de recherches acharnées.
Selon des témoignages recueillis sur place, l’enfant faisait partie d’un groupe d’écoliers envoyés par un enseignant pour puiser de l’eau à la rivière. C’est au cours de cette corvée que le jeune élève a été emporté par le courant, sous les yeux impuissants de ses camarades.
Dès l’alerte donnée, les habitants de Lubefu et les autorités locales se sont mobilisés pour tenter de retrouver la victime. Pendant 48 heures, les eaux de la Lokombe sont restées muettes, malgré les efforts conjoints des secouristes improvisés. Ce n’est que ce samedi matin que la dépouille a finalement été localisée et extraite de la rivière.
Ce drame soulève de vives interrogations sur les conditions de vie et d’apprentissage des enfants dans la région. L’envoi d’élèves en corvée d’eau, pratique courante dans certaines écoles rurales, expose les enfants à des risques majeurs. Les voix s’élèvent déjà pour réclamer des mesures de prévention et une meilleure sécurisation des activités scolaires.
À Tshumbe Sainte-Marie, la douleur est immense. Parents, enseignants et camarades pleurent la disparition brutale de l’élève. Au-delà de l’émotion, ce drame rappelle l’urgence d’améliorer les infrastructures scolaires et de garantir la sécurité des enfants, afin que l’école demeure un lieu d’apprentissage et non de danger.
Roger AMANI
