Une vive controverse secoue le Sénat de la République démocratique du Congo après les déclarations faites le mercredi 4 mars 2026 à Kinshasa par le deuxième vice-président de la chambre haute, Modeste Bahati Lukwebo, au sujet du débat autour d’un éventuel changement de la Constitution.
Lors d’une prise de parole publique, le leader politique s’est exprimé sur cette question sensible, suscitant rapidement de nombreuses réactions au sein de la classe politique et particulièrement parmi les membres de la majorité parlementaire.
Plusieurs sénateurs ont estimé que ces propos étaient inappropriés dans le contexte politique actuel. Parmi les réactions les plus marquées figure celle du sénateur Danny Kabongo Binene, membre du parti présidentiel, qui dénonce un manque de respect envers l’autorité morale de la majorité, en l’occurrence le président de la République Félix Tshisekedi, initiateur de l’Union sacrée de la Nation.
« Nous avons trouvé ses propos pas du tout corrects. C’est un manque de respect envers l’autorité morale, qui est lui-même l’initiateur de l’Union sacrée. Parce qu’il parle comme si c’était un problème d’hommes. En tant que dirigeant, il aurait fallu qu’il se réfère d’abord à l’autorité morale, qui est le président de la République, avant de faire cette déclaration », a déclaré le sénateur.
À la suite de cette polémique, le jeudi 5 mars 2026, une pétition aurait été initiée contre Modeste Bahati Lukwebo au Sénat. Selon plusieurs sources parlementaires, 32 sénateurs auraient déjà apposé leurs signatures sur ce document au cours de la même journée, traduisant un malaise grandissant au sein de la majorité parlementaire.
Si cette initiative est officiellement déposée et examinée par la chambre haute, elle pourrait ouvrir un nouvel épisode de tensions politiques au Sénat et raviver les débats autour de la question sensible de la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.
