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SOCIÉTÉ
Bubasha Djuma Bob, correspondant au Sud-Kivu

Publié le Jeudi 24 septembre 2026

Nombre de lectures: 53

Sud-Kivu : 36 barrières illégales recensées entre Uvira et Katogota

Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, affirme que 36 barrières illégales ont été recensées sur l’axe Uvira-Katogota, dans la plaine de la Ruzizi. Selon lui, les opérations menées par les forces de sécurité ont permis de réduire leur nombre à huit.

Le gouverneur s’est exprimé mardi 22 septembre 2026 à Uvira, lors de l’atelier de réflexion communautaire consacré à la restauration de l’autorité de l’État au Sud-Kivu. Cette rencontre, ouverte la veille par le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, réunit plusieurs composantes de la province autour des questions sécuritaires et du rétablissement de l’autorité publique.

Jean-Jacques Purusi a également réagi aux barrières attribuées à certains groupes se réclamant des Wazalendo. Il affirme qu’il faut distinguer les combattants engagés aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) des individus qui utiliseraient cette appellation pour mener d’autres activités.

« Il y a deux catégories à distinguer. La catégorie des vrais Wazalendo qui sont engagés aux côtés de nos FARDC sur le théâtre d’opérations et puis il y en a d’autres qui mentent au nom des Wazalendo. Et ceux qui érigent des barrières comptent parmi ceux-là », a déclaré le gouverneur.

Selon le chef de l’exécutif provincial, certaines personnes utilisant ces barrières imposeraient des paiements aux usagers de la RN5. Il affirme que les voyageurs effectuant le trajet entre Uvira et Bukavu peuvent, au niveau de plusieurs points de contrôle, débourser au total plus de 100 000 francs congolais.

Le gouverneur a indiqué que le Conseil provincial de sécurité avait pris des mesures contre ces pratiques. Il a qualifié les auteurs de ces barrières de « coupeurs de routes », de « bandits » et de « criminels », tout en contestant leur appartenance aux Wazalendo.

« Ce ne sont pas des Wazalendo, mais ce sont des coupeurs de routes, ce sont des bandits, des criminels parmi tant d’autres », a-t-il déclaré.

La question des barrières illégales s’inscrit dans les discussions consacrées à la restauration de l’autorité de l’État au Sud-Kivu. L’atelier organisé à Uvira du 21 au 23 septembre 2026 aborde notamment la sécurité des populations, la présence des groupes armés et les mécanismes de renforcement du vivre-ensemble.

La réduction annoncée du nombre de barrières sur l’axe Uvira-Katogota constitue ainsi l’un des éléments évoqués par les autorités dans le cadre des efforts visant à améliorer la circulation et à renforcer la présence de l’État sur la RN5.

Bubasha Djuma Bob

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Bubasha Djuma Bob, correspondant au Sud-Kivu

Publié le Jeudi 24 septembre 2026

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