Huit militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), issus de la Garde républicaine et du 21e bataillon Simba, comparaissent devant la Cour militaire du Sud-Kivu à Uvira. Ils sont poursuivis notamment pour lâcheté et perte d’armes sur la ligne de front, à la suite des combats des 22 et 23 août dans les localités de Masango et Malinda, dans les hauts plateaux du territoire d’Uvira.
Selon les éléments présentés au cours de la procédure, les militaires concernés se seraient retrouvés à Uvira après avoir quitté leurs positions sur la ligne de front pendant les affrontements.
Les audiences se tiennent dans le cadre d’une chambre foraine de la Cour militaire du Sud-Kivu, installée au rond-point Kavimvira, dans la ville d’Uvira. Les débats sont présidés par le premier président de cette juridiction, le colonel Joseph Bulukungu.
Après les différentes étapes de l’audience, notamment les plaidoiries, la Cour a renvoyé l’affaire au lundi 21 septembre 2026 à 9 heures. Ce renvoi doit notamment permettre la comparution de témoins ainsi que la vérification d’autres éléments détenus par le ministère public.
Par ailleurs, une autre affaire a été examinée au cours de cette audience foraine. Le commandant de la Police nationale congolaise, Kibaya Menga Michel, poursuivi pour des faits présumés de harcèlement sexuel à l’encontre d’une policière, a obtenu une liberté provisoire. Cette décision ne met pas fin à la procédure judiciaire, l’affaire restant pendante devant la juridiction compétente.
112 autres militaires poursuivis
Parallèlement à la procédure concernant les huit militaires, 112 autres militaires des FARDC comparaissent devant le Tribunal militaire de garnison d’Uvira, dans le cadre de la même chambre foraine. Ils sont poursuivis pour fuite devant l’ennemi.
Ces différentes procédures interviennent dans un contexte sécuritaire marqué par les combats et les mouvements de troupes dans le territoire d’Uvira. Les juridictions militaires sont appelées à examiner les faits reprochés à chaque prévenu et à déterminer les éventuelles responsabilités individuelles conformément à la loi.
La mise en accusation ou la poursuite judiciaire ne constitue toutefois pas une condamnation. Les personnes poursuivies conservent leurs droits à la défense et bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.
L’affaire concernant les huit militaires doit reprendre le 21 septembre à 9 heures, avec notamment la poursuite de l’examen des éléments du dossier et la comparution annoncée de témoins.
Bubasha Djuma Bob
