La Coordination provinciale des Cadres politiques volontaires pour la défense de la patrie (CVDP) du Sud-Kivu rejette les accusations attribuées à Twirwaneho concernant la situation sécuritaire dans les Hauts Plateaux d’Uvira. Dans un communiqué publié lundi 24 août 2026, elle affirme que certaines déclarations diffusées sur les récents affrontements donnent, selon elle, une présentation erronée de la réalité sur le terrain.
La CVDP dit avoir suivi les alertes faisant état d’éventuelles attaques dans les localités de Masango, Marimba, Rubarati et Ruhuha. Elle conteste toutefois l’affirmation selon laquelle ces entités constitueraient exclusivement des villages appartenant à une seule communauté.
Selon cette coordination, ces localités sont habitées par plusieurs communautés, notamment les Bavira, Bafuliru, Banyindu et Babembe, ainsi que d’autres groupes présents dans le Kivu. Elle estime donc que leur présentation comme des entités appartenant exclusivement à une communauté ne correspond pas à la réalité démographique de la région.
La CVDP soutient par ailleurs que, selon les informations dont elle dispose, des éléments de Twirwaneho seraient plutôt à l’origine d’attaques contre des positions gouvernementales établies dans la zone. Elle affirme également qu’aucune attaque n’aurait visé les localités de Muranvya et Kageregere, où vivent notamment des Banyamulenge.
La coordination accuse ainsi Twirwaneho d’avoir provoqué certains affrontements et appelle ses responsables, notamment Kamasa Ndakize et ses alliés, à davantage de responsabilité dans leurs communications publiques.
La CVDP évoque également ce qu’elle considère comme des contradictions dans les précédentes déclarations de Twirwaneho. Elle rappelle que le groupe aurait annoncé des attaques contre Kabanja et Natulonge ainsi qu’une progression vers Kabambare et Kalemie, avant d’accuser les autorités congolaises et burundaises de préparer une offensive contre lui.
Dans son communiqué, la CVDP accuse en outre Twirwaneho d’héberger ou de collaborer avec des combattants de Red-Tabara. Elle estime que les affrontements signalés le 23 août s’inscrivent dans ce contexte.
La coordination réaffirme enfin son engagement en faveur de la protection des populations civiles et de leurs biens. Elle dit s’opposer aux violences, aux déplacements forcés, aux tueries et aux massacres, qu’elle considère comme incompatibles avec la recherche de la paix dans la région.
Le communiqué est signé par Naluvumbu Kibambala Lebon, coordonnateur provincial de la CVDP Sud-Kivu, et Justin Kungamwego Blaise, communicateur provincial et chef du département de la communication et des médias.
Bubasha Djuma Bob
