Les affrontements armés qui se prolongent dans la chefferie de Kaziba, dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu, poussent de nombreuses familles à quitter leurs localités. Des mouvements de population sont signalés en direction de Bukavu, de la chefferie de Ngweshe et du groupement de Luhwinja, sur fond de préoccupations croissantes concernant la protection des civils et les besoins humanitaires.
Après plusieurs jours de combats, les habitants vivent dans un climat d’insécurité marqué par la peur et l’incertitude. Les femmes, les enfants et les personnes âgées figurent parmi les catégories les plus exposées aux conséquences de cette situation, alors que les familles contraintes de fuir doivent faire face à des conditions de vie particulièrement difficiles.
Dans une déclaration consacrée à la situation, la société civile de Kaziba exprime son inquiétude face aux risques encourus par les populations civiles et appelle à une mobilisation urgente en faveur des personnes affectées par les violences.
L’appel s’adresse notamment aux autorités compétentes, aux organisations humanitaires, aux partenaires de développement, aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux ressortissants de Kaziba vivant dans d’autres régions ou à l’étranger.
L’assistance sollicitée concerne en priorité l’accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins de santé, à des abris et aux produits de première nécessité. Ces besoins sont d’autant plus préoccupants que les déplacements forcés fragilisent les moyens de subsistance des ménages et exposent les familles à des risques supplémentaires.
Face à cette situation, la société civile locale plaide pour une réponse concertée afin de venir en aide aux personnes privées de leurs conditions habituelles de vie par les affrontements.
La protection des civils et l’accès à une aide humanitaire adaptée demeurent des enjeux majeurs dans cette partie du Sud-Kivu, où la persistance de l’insécurité accentue la vulnérabilité des communautés.
Christian Balemba
