La province du Sud-Kivu fait face à une dégradation alarmante de la situation humanitaire, conséquence directe des violences armées qui s’intensifient depuis le début du mois de décembre. Dans un communiqué publié le jeudi 18 décembre, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) alerte sur l’augmentation du nombre de blessés et les déplacements massifs de populations.
Des milliers de familles fuient les combats, souvent sans vivres, ni abris, ni assistance. Le CICR indique que de nombreuses personnes ont été séparées de leurs proches dans la précipitation de l’exode. Pour y faire face, ses équipes, en coordination avec les Croix-Rouge de la RDC, du Rwanda et du Burundi, tentent de rétablir les liens familiaux et de fournir une aide médicale d’urgence.
Sur le plan sanitaire, la situation reste critique : entre le 2 et le 16 décembre, l’hôpital général de Fizi a enregistré près de 20 blessés par armes, tandis que plus de 40 civils sont hospitalisés à Uvira. Plus de 100 blessés ont été soignés ce mois grâce au soutien du CICR en matériel et en renforcement des capacités du personnel soignant.
Le CICR tire également la sonnette d’alarme sur la présence de restes explosifs de guerre dans plusieurs zones résidentielles, notamment sur l’axe Kamanyola–Uvira, à Luvungi et à Sange. Ces munitions non explosées constituent une menace mortelle, surtout pour les enfants et les personnes déplacées qui tentent de regagner leurs habitations.
L’organisation appelle à des mesures urgentes de prévention et de sécurisation pour éviter une aggravation du drame humanitaire en cours.