Un violent incendie a ravagé, dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 août 2026, le village de Cimpwiji, au sous-village Nyamyera, dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Le sinistre, qui s’est déclaré vers 1 heure du matin, a fait deux morts et trois blessés graves, selon un bilan provisoire communiqué par la Société civile Forces vives.
Plus de 100 ménages auraient également perdu leurs habitations et leurs biens dans les flammes. Face à la propagation rapide du feu, des habitants ont été contraints de démolir certaines maisons afin de créer des coupe-feu et empêcher les flammes d’atteindre d’autres habitations.
Au lendemain du drame, plusieurs familles se retrouvent sans abri et démunies, après avoir perdu leurs biens essentiels, notamment vêtements, réserves alimentaires et autres effets domestiques. Les trois blessés graves ont, pour leur part, besoin d’une prise en charge médicale urgente.
L’ampleur des dégâts demeure encore difficile à évaluer avec précision. Les autorités locales et les acteurs communautaires poursuivent l’évaluation afin de déterminer les besoins prioritaires des familles affectées.
La société civile lance un appel à l’aide
Face à cette situation, la Société civile Forces vives du groupement de Mudusa appelle les autorités politico-administratives, les organisations humanitaires, les partenaires au développement et les personnes de bonne volonté à intervenir rapidement.
Les besoins identifiés concernent notamment les abris d’urgence, la nourriture, les vêtements, les médicaments, les couvertures et d’autres articles de première nécessité.
Mubalama François, président de la Société civile Forces vives du groupement de Mudusa, et Alain Ashuza, secrétaire rapporteur, appellent à une mobilisation immédiate en faveur des victimes.
Au-delà du bilan humain, cet incendie met une nouvelle fois en évidence la vulnérabilité des zones densément habitées face aux sinistres. Pour les familles de Cimpwiji, l’urgence est désormais de retrouver un toit, d’assurer la prise en charge des blessés et de venir en aide aux ménages ayant tout perdu. Le bilan reste provisoire et pourrait évoluer après l’évaluation complète des dégâts et des besoins des victimes.
