Dans la province du Sud-Ubangi, particulièrement à Gemena, le nombre de médecins tradipraticiens connaît une forte augmentation. Ces praticiens proposent des traitements à base de plantes médicinales et affirment pouvoir soigner diverses maladies grâce aux écorces, racines, feuilles et fruits prélevés dans la nature.
Selon plusieurs observations, la demande croissante de ces produits entraîne une exploitation de plus en plus intensive des ressources forestières. Cette situation inquiète des spécialistes de l'environnement, qui alertent sur les risques de disparition de certaines espèces végétales utilisées à des fins thérapeutiques.
Interrogé par Expressmedias.net, un environnementaliste évoque plusieurs conséquences, notamment la raréfaction des plantes médicinales, l'absence de programmes de reboisement et la dégradation du couvert forestier, un phénomène qui contribue aux effets du changement climatique.
Par ailleurs, les autorités sont appelées à mieux encadrer l'exploitation de ces espèces végétales, dont certaines sont protégées. Malgré ces préoccupations, la phytothérapie demeure un moyen de subsistance pour de nombreux habitants.
Souleymane Nvenimbi
