À Gemena, chef-lieu de la province du Sud-Ubangi, les grandes vacances ne sont pas synonymes d'inactivité pour de nombreuses jeunes filles. Depuis la fermeture des écoles, plusieurs élèves se tournent vers de petites activités génératrices de revenus afin de préparer la prochaine rentrée scolaire et d'alléger les charges de leurs parents.
Dans les rues et marchés de la ville, ces adolescentes proposent notamment du maïs grillé, des arachides et d'autres produits de consommation courante. Pour elles, ces initiatives constituent un moyen de financer une partie de leurs besoins scolaires, notamment l'achat des fournitures et d'autres dépenses liées à leur scolarité.
« Je fais ce petit commerce pour subvenir à certains de mes besoins. Je ne veux pas tout attendre de mes parents, qui ont déjà beaucoup de responsabilités. Dès que les cours reprendront, j'arrêterai cette activité », explique Cynthia, élève qui intégrera la quatrième année de nutrition à la prochaine rentrée.
La jeune commerçante précise qu'un gros épi de maïs est vendu à 500 francs congolais, tandis que les plus petits sont cédés à 300 francs congolais, des revenus qui lui permettent d'épargner progressivement en vue de la reprise des cours.
Au-delà de la vente de maïs, plusieurs autres élèves choisissent de commercialiser des arachides, des fruits ou divers produits alimentaires. Cette diversité d'activités témoigne de l'esprit d'initiative qui anime ces jeunes pendant les vacances scolaires.
Dans un contexte économique où de nombreuses familles font face à des difficultés financières, ces activités saisonnières apparaissent comme une stratégie permettant aux élèves de contribuer à leur prise en charge, tout en développant des compétences entrepreneuriales utiles pour leur avenir.
