Les cadres des organisations de la société civile œuvrant dans le secteur environnemental ont pris part, jeudi 17 septembre 2026 à Gemena, à un atelier de restitution consacré à la protection des forêts du bassin du Congo. Cette rencontre faisait suite à un atelier sous-régional organisé les 18 et 19 août 2026 à Yaoundé, au Cameroun, sur la conversion des forêts dans le bassin du Congo.
Le coordonnateur du Bureau communautaire pour l’environnement, l’agriculture et le développement durable (BCEAD), Gilbert Zobinza, l’un des quatre représentants de la République démocratique du Congo ayant participé à la rencontre de Yaoundé, a présenté les principales conclusions de ces travaux aux acteurs environnementaux du Sud-Ubangi.
La République démocratique du Congo dispose d’une superficie forestière estimée à environ 170 millions d’hectares, représentant près de 60 % des forêts du bassin du Congo. Cette importante couverture forestière fait de la RDC un acteur majeur dans les efforts de conservation et de lutte contre la dégradation des écosystèmes forestiers.
Au cours de l’atelier de Yaoundé, les représentants des différents pays participants ont été invités à identifier les principales causes de conversion des forêts, à proposer des pistes de solutions et à présenter les mécanismes mis en place pour assurer leur protection.
Pour la RDC, plusieurs facteurs contribuent à la dégradation des forêts. Il s’agit notamment de l’agriculture sur brûlis, de la croissance démographique, de l’exploitation artisanale des minerais, de l’utilisation du bois comme source d’énergie et de la pratique des feux de brousse.
Face à ces défis, plusieurs pistes ont été évoquées, notamment le renforcement de la sensibilisation sur la gestion et l’exploitation durable des ressources forestières, la promotion des activités génératrices de revenus, le développement de l’agroforesterie, le reboisement ainsi que la vulgarisation et l’application effective des textes légaux relatifs à la protection des forêts.
Les représentants de la RDC ont également présenté le cadre juridique qui encadre la gestion des ressources forestières, notamment la Constitution, le Code forestier et les textes relatifs à la politique nationale d’aménagement du territoire.
L’atelier sous-régional de Yaoundé avait réuni cinq pays du bassin du Congo : le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo.
À Gemena, la restitution organisée dans la salle de réunion du Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCR-R) Sud-Ubangi a permis de rappeler le rôle des organisations de la société civile dans la sensibilisation des communautés.
Les participants ont ainsi été encouragés à renforcer les actions de proximité auprès des populations afin de contribuer à la réduction de la conversion des forêts et à la préservation du patrimoine forestier congolais. La RDC étant considérée comme un acteur majeur dans les efforts de protection des forêts du bassin du Congo, les acteurs environnementaux sont appelés à accompagner les initiatives visant une gestion durable de ces ressources.
Souleymane Nvenimbi
