Confrontés à d’énormes difficultés financières, notamment en raison de la mévente de leurs stocks de pierres, les casseurs de pierres de la ville de Gemena éprouvent des difficultés à réunir les moyens nécessaires pour acheter les fournitures scolaires de leurs enfants.
Selon plusieurs casseurs de pierres rencontrés par Expressmedia.net ce jeudi 10 septembre 2026, l’écoulement de leurs produits devient de plus en plus difficile, tandis que les acheteurs se font rares.
« Monsieur le journaliste, vous-même, vous êtes ici présent au chantier. Tout ce que vous voyez là-bas, ce sont nos pierres déjà cassées, mais nous n’avons pas de clients pour les acheter. En ce jour, franchement, nous sommes en difficulté pour faire retourner nos enfants à l’école », a déclaré l’un des casseurs de pierres, âgé d’une trentaine d’années.
Notre source estime que ces difficultés financières seraient également liées à la concurrence exercée par certaines grandes personnalités de la province qui disposeraient de leurs propres carrières. Celles-ci négocieraient des marchés en amont avec des acheteurs, ce qui, selon les casseurs, les placerait dans une situation difficile en tant que petits exploitants.
Dans les différentes carrières visitées, bon nombre de casseurs disposent de trois principales catégories de pierres taillées : les moellons, utilisés notamment pour les fondations, les caillasses, destinées aux travaux de pavement, ainsi que les graviers, utilisés dans les coffrages en béton armé.
Pour ces travailleurs, l’exploitation de la pierre exige surtout de la patience et de l’endurance avant d’espérer en tirer des revenus.
« Ce travail nécessite d’être patient. Vous pouvez casser vos pierres aujourd’hui, mais peut-être qu’on les achètera après dix mois, par exemple. D’où la nécessité d’être endurant », a conclu un casseur de pierres.
Souleymane Nvenimbi
