Les sages-femmes du territoire de Budjala, dans la province du Sud-Ubangi, ont manifesté ce mercredi 23 septembre 2026 pour réclamer leur prise en charge par l’État congolais.
Réunies devant le bureau administratif du territoire, ces professionnelles de santé ont dénoncé leurs conditions de travail, affirmant que plusieurs d’entre elles exercent sans bénéficier ni de salaire ni de prime.
Dans leur mémorandum, elles ont également évoqué la question de la gratuité de la maternité, mesure mise en œuvre par le gouvernement. Elles affirment avoir continué à assurer leurs prestations dans ce cadre, tout en attendant la prise en compte de leurs revendications financières.
« Nous sommes sorties aujourd’hui dans la rue pour revendiquer notre droit. Bon nombre d’entre nous travaillent, mais ne bénéficient ni de prime ni de salaire, alors que nous avons des responsabilités », a déclaré Blanche Mbembo, porte-parole de circonstance des sages-femmes de Budjala.
Elle a également évoqué les engagements annoncés dans le cadre de la gratuité de la maternité : « Nous avons respecté cette mesure, mais la prime liée à la gratuité de la maternité tarde toujours à venir. »
Pour ces professionnelles, leur mission demeure essentielle dans la protection de la mère et de l’enfant lors de l’accouchement, alors qu’elles estiment ne pas bénéficier d’une prise en charge suffisante de la part de l’État.
Après la lecture du mémorandum devant les services administratifs du territoire, le document a été remis à l’administrateur du territoire de Budjala. Celui-ci a assuré aux manifestantes qu’il le transmettrait intégralement aux autorités compétentes.
