À Gemena, chef-lieu de la province du Sud-Ubangi, la reprise des activités scolaires met en lumière les difficultés auxquelles plusieurs établissements restent confrontés. Malgré la gratuité de l’enseignement primaire, les conditions d’apprentissage demeurent préoccupantes dans certaines écoles.
Quatre jours seulement après la rentrée scolaire 2026-2027, les réalités vécues par les élèves et les enseignants restent difficiles dans plusieurs établissements scolaires de Gemena. Une ronde effectuée ce vendredi 5 septembre 2026 par Expressmedias.net a permis de constater l’état peu reluisant de certaines infrastructures scolaires.
De l’École primaire Mama Yanga à l’École primaire Lisanga, en passant par l’École primaire Sainte-Odette, le constat est quasiment similaire : manque de bancs, bâtiments vétustes, toitures fortement dégradées et tableaux ne répondant pas toujours aux normes nécessaires pour assurer de bonnes conditions d’enseignement.
Dans certaines salles de classe, l’état des toitures constitue également une source d’inquiétude pour les responsables d’établissements. En cas de pluie, les conditions ne permettent pas toujours aux élèves de suivre normalement les enseignements.
Face à cette situation, les chefs d’établissements lancent un appel aux autorités politico-administratives afin que des investissements soient consentis en faveur des infrastructures scolaires, notamment dans les écoles accueillant les enfants issus de familles modestes.
« Que l’État pense à nous construire de beaux bâtiments, pour nous permettre de bien encadrer ces enfants qui sont des Congolais comme tous les autres », a déclaré Florence Gbese Mokambo, directrice de l’École primaire Lisanga.
Selon les responsables de ces établissements, leurs écoles accueillent chaque année plus de 400 élèves, notamment grâce à la politique de gratuité de l’enseignement primaire. Cette mesure permet à de nombreux parents démunis d’inscrire leurs enfants à l’école, malgré les conditions matérielles parfois difficiles.
Si la gratuité scolaire a ainsi favorisé l’accès à l’éducation pour de nombreuses familles, le défi demeure désormais celui de l’amélioration des infrastructures afin que les élèves bénéficient également d’un environnement propice à leur apprentissage.
Souleymane Nvenimbi
