Un bras de fer tendu oppose la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et la Direction générale des recettes de Lomami (DGRLO), antenne locale, dans le territoire de Ngandajika. La FEC dénonce avec virulence une opération de recouvrement fiscal qu'elle qualifie d'illégale.
Dans une déclaration publique faite le lundi 10 novembre, le président de la FEC à Ngandajika, Jean-Pierre Beya, a fermement dénoncé un « recouvrement forcé arbitraire et illégal » initié par les services de la DGRLO.
La critique principale de la FEC porte sur la violation des procédures légales. « Nous n’avons jamais été saisis d’un quelconque recouvrement forcé. La DGRLO doit se conformer aux textes légaux et cesser toute pratique qui décourage les opérateurs économiques », a martelé M. Beya.
Selon la FEC, l'absence de notification officielle préalable au lancement de l'opération de recouvrement forcé constitue une entorse grave aux droits des opérateurs économiques et à la législation fiscale en vigueur.
La Fédération des entreprises du Congo, voix du secteur privé, insiste sur la nécessité de privilégier la collaboration et la légalité pour préserver l'économie locale.
La FEC appelle la DGRLO à privilégier le dialogue avec les opérateurs économiques; et respecter strictement les lois et procédures de recouvrement.
L'objectif est d'éviter d'« asphyxier le tissu économique local déjà fragile » par des méthodes de recouvrement agressives et non conformes.
À l'heure actuelle, la DGRLO n’a pas encore réagi officiellement aux accusations portées par la Fédération des entreprises du Congo. Ce climat de tension souligne les défis persistants entre l'administration fiscale provinciale et le secteur privé en RDC.
Choél Tshimanga
