Le président américain Donald Trump a lancé une mise en garde ferme à l’encontre de l’Iran, menaçant de frapper des infrastructures énergétiques majeures si Téhéran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz dans un délai de 48 heures.
Dans un message publié tôt ce dimanche 22 mars sur le réseau social Truth Social, Donald Trump a déclaré que les États-Unis pourraient « frapper et détruire diverses centrales électriques » iraniennes, en commençant par « la plus grande », si la circulation maritime dans ce passage stratégique n’était pas rétablie « totalement et sans menace ».
Le détroit d’Ormuz est considéré comme l’un des points névralgiques du commerce mondial, par lequel transitent environ 20 % du pétrole consommé dans le monde. Toute perturbation de cette voie maritime a des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques et la stabilité économique internationale.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran, marquées par des accusations réciproques concernant la sécurité maritime dans le Golfe. La menace américaine de cibler des installations électriques constitue une escalade significative, susceptible d’aggraver davantage la situation sécuritaire dans la région.
Du côté iranien, aucune réaction officielle immédiate n’avait été enregistrée au moment de la publication de cette déclaration. Toutefois, par le passé, les autorités iraniennes ont régulièrement dénoncé ce qu’elles considèrent comme des provocations américaines, affirmant leur souveraineté sur leurs eaux territoriales et leur droit de répondre à toute menace.
Les observateurs internationaux redoutent désormais une montée des tensions pouvant déboucher sur une confrontation ouverte, avec des conséquences potentiellement lourdes pour la sécurité régionale et l’approvisionnement énergétique mondial.
